Aujourd'hui je vais réaliser un rêve d'enfant, mais d'abord, encore et toujours, il faut patienter car un grand trajet nous attends.
Nous nous levons trés tôt pour étre sûr de ne pas rater le train. Direction le Subway qui est en fait la ligne de Métro. Trente minutes plus tard nous arrivons à la gare de Via Rail (la SNCF du Canada).
On a beaucoup de temps pour trouver notre quai et la file d'attente. Il y a du monde dans la salle parce que ce train est le seule qui franchit la frontière à destination de New York durant la matinée. Mais nous, nous ne voyagerons pas si loin que ça.
Via Rail, leur système de train est terrible, il nous faudra deux heures pour faire 120 kilomètres. Imaginez vous les trains dans les western trés lent, klaxonnant tous les deux kilomètres. Une fois Simon m'a demandé pourquoi le conducteur klaxonnait encore et en regardant j'ai vu un chien qui courrait à coté de nous ! Quelle vitesse !
La voiture (en fait de la société de chemin de fer américaine : Amtrak) est assez comfortable avec des grands fauteuils et beaucoup d'espace, mais on a du monter par une porte particulière et seulement dans cette voiture : bizarre ou quoi ?
Enfin, après deux heures, nous arrivons à la dernière gare du Canada et nous descendons à la ville de Niagara Falls. Depuis mon enfance j'avais toujours eu envie de voire les chutes du Niagara et voila, je suis ici. Il n'y a pas encore de signe des chutes mais dans ma tête, je les vois, je les entends.
Alors, grande surprise, nous allons marcher les trois kilomètres en ville. Simon m'assure que c'est le meilleure façon d'approcher les chutes : peu à peu. Il avait raison.
Tout d'abord je vois la gorge à notre gauche et puis d'un seule coup nous commençons à entendre celle-ci gronder. C'est les chutes américaines, un long rideau d'eau de 333 mètres. Oui à lautre coté du fleuve ce sont les Etats Unis.
Nous continuons notre promenade vers le centre. Soudain ! Là - après un tout petit virage c'est les chutes de fer à cheval : the Horsehoe Falls. Arrivé à trois cents mètres nous sommes déjà éclaboussés par cette puissance de la nature. Je ne vous raconte pas l'emotion qui s'est épris d'amour pour moi. Mon rève est juste devant moi, c'est encore plus beau que j'imaginais. Des millions de litres d'eau qui tombent de cinquante quatre mètres de haut qui crée en bas un nuage de bruine qui remonte au dessus des chutes.
Après une demi-heure d'extase devant elle, nous parlons d'acheter un billet pour le bateau : The Maid of the Mist. On nous donne un ciré bleu en plastique avec l'avertissement : ne les portez pas avant le depart - il fait trop chaud.
C'est parti. Le bateau longe les chutes américaines et les chutes du voile de la mariée juste à sa droite avant d'aller dans la bruine des chutes canadienne: le fer à cheval. Une fois dans la bruine on imagine encore plus la force de celle-ci. On pouvait penser que le tonnere gronde, les remouts qui bougent le bateau de droite à gauche.
Nous restons là au pied des chutes du Niagara pour trente minutes de pure bonheur, frapper par la bruine. Le bruit de nos cirés qui froissés dans le vent rend une conversation impossible, mais Simon est en train de capturer le moment avec le caméscope et il sait que je suis heureux.
La compagnie de bateau : Maid of the Mist (la demoiselle de la brume) est l'une des plus vieilles attractions d'Amérique du Nord (Depuis 1846) et c'est l'attraction essentielle de la ville, faut pas la rater. Je me compte désormais parmis les plus grandes célébrités d'Hollywood et têtes couronées qui sont aussi les anciens clients.
La ville de Niagara Falls vous offre une multitude de façons de voire les chutes : le bateau, les grottes, les tours et du ciel. Nous avons acheté un vol en hélicopter et cela veut dire qu'il faut marcher encore pour rejoindre l'helliport. Il fait chaud, au fait, non, le soleil nous brûle et nous achetons de l'eau deux fois sur la route. Pourquois je ne suis pas en train de maigrir avec toutes ces kilomètres je ne sais pas. Faute des assiettes canadiennes !
Encore une première pour moi, je vais prendre un vol dans un hélicopter. Du ciel on voit tout, du premier barrage construit ici en passant par un tourbillon crée un kilomètre plus loin, puis par les impressionnants rapides au dessus des chutes.
Il y a une heure on était là, en bas, dans le bateau, mais maintenant on survol le Niagara derriere les chutes, on provien de la même direction que le fleuve. C'est une vue inoubliable et inhabituelle sur le fer à cheval. Du haut j'apprecie davantage la largeur de 792 mètres et le fait que 6 800 000 litres d'eau tombent chaque seconde. En bas les nouveaux clients du bateau ne nous regardent pas et je sais pourquoi. Le fer à cheval est trop impressionant, trop puissant. Les yeux restent clouer à cette merveille de la nature.
Malgré les vibrations d'hélicopter j'ai pris des belles photos et on a acheté la photo de nous prise par l'équipe de Niagara Helicopters.
Deux vues faites il nous restent deux encore. Retournons en ville.
Il y a deux tours à Niagara Falls, la plus grande étant la Skylon Tower et celle-ci est notre prochaine destination. D'accord c'est pas la tour CN mais nous montons 140 mètres au plafond d'observation d'où j'ai pris une video inoubliable avec mon téléphone portable. Oui, nous avons le caméscope mais cette video là reste avec moi, celle-là et l'autre que j'ai prise des baleines. Incroyable ! Quel voyage.
La petite ville de Niagara Falls est interessante car c'est vraiment une ville où on habite à coté de l'une des merveilles du monde, mais en même temps c'est une ville trop touristique avec un casino, des hôtels partout et des attractions douteuses.
Il ne nous reste pas beaucoup de temps avant notre train et la derniére chose que je veux faire c'est me promener le long du trottoir vers le fer à cheval.
Magnifique, superbe peut importe les mots ? Le pont audessus du fleuve s'appele le pont: l'arc en ciel parce qu'avec le soleil il y toujours un arc en ciel voire même un double. La brume col à ma figure, Simon essuie l'ojectif de l'appareil photo après chaque cliché et c'est tout absolument fantastique.
Nous avons comme d'habitude eu un argument entre Simon et moi. Il m'a dit : "Oh c'est juste une chute". Il me l'a dit pour que je ne sois pas deçu au cas où je les aurais imaginées plus impressionantes. Mais non, elles ne sont pas : juste une chute, elles sont tous ce que j'ai songé et davantage même.
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